
L’atmosphère était à la fois solennelle et électrique ce mardi 31 mars 2026. Alors que le rideau tombait sur le mois dédié aux droits de la femme, l’Espace Heineken, dans la commune de Makiso, s’est transformés en un sanctuaire de reconnaissance et de joie. Les femmes du Centre Congolais de Lutte Anti-Mines (CCLAM-Tshopo) y ont orchestré une clôture magistrale, prouvant que derrière chaque zone sécurisée et chaque mine neutralisée, bat le cœur vaillant de la femme congolaise.
S’il y a un geste qui a marqué les esprits lors de cette journée, c’est bien celui du Coordonnateur Provincial, Blaise-Pascal Isaga. À peine descendu d’un vol en provenance de Kinshasa après une mission de service intense, ce “vrai homme genré” a balayé la fatigue d’un revers de main.
Sa présence à l’Espace Heineken n’était pas un simple acte de présence protocolaire, mais un véritable message politique et humain. En rejoignant ses collaboratrices à peine quelques heures après son retour, le patron du CCLAM-Tshopo a démontré par les faits la valeur inestimable qu’il accorde à la gent féminine au sein de son institution. Ce leadership de proximité a insufflé une force supplémentaire à ces femmes qui, chaque jour, bravent les dangers du terrain.

Micheline Yahisimba, Cheffe des Opérations au CCLAM-Tshopo
Le moment fort de la cérémonie fut sans conteste l’intervention de Micheline Yahisimba, Cheffe des Opérations au CCLAM-Tshopo. Son discours, empreint d’une dignité profonde, a résonné comme un hymne à la compétence féminine dans un secteur aussi périlleux que la lutte antimines.
« Ce mois de mars a offert l’occasion de mettre en lumière votre bravoure et votre détermination. Vous faites preuve d’un professionnalisme exemplaire et d’un sens du devoir qui force le respect ».
Madame Yahisimba a rappelé avec justesse que ces femmes ne sont pas de simples exécutantes, mais des piliers du changement. Dans un domaine où le risque est omniprésent, leur capacité à restaurer l’espoir et à protéger la vie des communautés de la Tshopo est une preuve irréfutable que la femme congolaise peut et doit occuper tous les niveaux de responsabilité.


L’appel final de la Cheffe des Opérations a retenti comme un mot d’ordre pour l’avenir : « le 31 mars n’est pas une fin, mais un “point de départ renouvelé” pour porter toujours plus haut les valeurs d’égalité et d’excellence ».
La cérémonie ne s’est pas contentée de mots. Accompagnées des hommes du Centre, venus en nombre pour soutenir leurs collègues, les femmes du CCLAM ont transformé l’Espace Heineken en un lieu de communion totale.
La ferveur électrique a atteint son paroxysme lors du partage du repas. Entre les mets succulents et les échanges fraternels, la musique a pris le relais. Les pas de danse esquissés à l’Espace Heineken ont symbolisé la victoire de la vie sur les engins de mort que ces femmes s’efforcent d’éliminer au quotidien.


Blaise-Pascal Isaga , coordon du CCLAM-Tshopo en Lacoste Blanc
En somme, cette clôture du mois de mars 2026 restera gravée dans les annales du CCLAM-Tshopo comme le témoignage vibrant d’une équipe soudée, où l’expertise féminine est célébrée à sa juste valeur, sous l’œil bienveillant d’une coordination résolument tournée vers le progrès et l’équité.
Jerry Lombo
