Kisangani : Ce calvaire sans fin des usagers de la 18ème à la 22ème avenue Kabondo, route TP sous le silence des autorités

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À Kisangani, la résilience des habitants de la commune Kabondo est mise à rude épreuve, et ce, au rythme des nids-de-poule qui se transforment désormais en véritables cratères. Le tronçon de la route TP, s’étirant de la 18ème à la 22ème avenue, n’est plus qu’une cicatrice béante sur la carte urbaine de la ville. Depuis des mois, ce qui devrait être une artère vitale pour la circulation s’est mué en un parcours de combattant, sous le regard imperturbable, pour ne pas dire le silence assourdissant, des autorités provinciales.

Il est difficile d’imaginer qu’une route à circulation intense, pilier du transport des puisse rester dans un état de délabrement aussi avancé pendant une si longue période. Aujourd’hui, traverser ce tronçon relève de la haute voltige pour les motards et d’un test de suspension impitoyable pour les rares véhicules qui osent encore s’y aventurer. La boue visqueuse dès la moindre ondée rappelle quotidiennement aux Boyomais que leur confort est le dernier des soucis des décideurs.

La fluidité de la circulation n’est plus qu’un lointain souvenir. Aux heures de pointe, c’est le chaos : embouteillages monstres, joutes verbales entre conducteurs excédés et, plus grave encore, des accidents à répétition. Chaque jour, des citoyens risquent leur intégrité physique sur ce tronçon déchiqueté.

La population reste perplexe. Comment comprendre que ce délabrement s’opère pendant des mois « sous les yeux et la barbe » des autorités ? Le contraste est saisissant entre les discours de reconstruction et la réalité crue du terrain à Kabondo.Ce

Ce tronçon n’est pas seulement une route brisée ; c’est le symbole d’une rupture de confiance entre une population qui paie ses taxes et une administration provinciale qui semble avoir oublié cette route qui mène aussi vers l’aéroport international de Bangboka.

Entre la 18ème et la 22ème avenue, le temps semble s’être arrêté, ou plutôt, la civilisation semble reculer. La route TP, autrefois fierté de la commune Kabondo, n’est plus aujourd’hui qu’une succession de pièges boueux. Ce spectacle de désolation, qui dure depuis des mois, installe un sentiment de colère sourde au sein d’une population qui ne comprend plus les priorités de ses dirigeants.

Cette route n’est pas une simple ruelle de quartier ; c’est une voie principale. Son blocage partiel, paralyse également l’accès aux centres de santé et aux écoles. L’absence de fluidité transforme chaque trajet en un calvaire temporel, où les minutes se changent en heures perdues dans la boue.

Ce qui choque le plus les habitants de la ville de Kisangani en général et de la commune Kabongo en particulier, interviewés ce lundi 30 mars 2026, c’est l’indifférence manifeste des autorités provinciales.Les

« Les autorités passent, repassent, mais ne s’arrêtent jamais pour constater l’ampleur du désastre », a déclaré un habitant dont la maison se trouve juste à côté.

« Ce délabrement très avancé et celà pendant des mois sous leur barbe suggère une déconnexion totale avec les réalités du terrain », a lancé un motard très en colère de passage sur ce tronçon.

« On nous parle de grands projets, mais on est incapables de boucher des trous sur quatre avenues », s’insurge un habitant de la commune Kabondo.

Les chutes de motos sont légion et les accrochages entre véhicules se multiplient, faute d’espace de passage sécurisé. En laissant ce tronçon à l’abandon, les autorités provinciales ne font pas que négliger le bitume ; elles négligent la sécurité et la dignité des Boyomais.

Jerry Lombo


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