
Ce samedi 07 mars 2025, à seulement 16 kilomètres de l’effervescence de Kisangani, sur l’axe vital qui mène à l’aéroport international de Bangoka, la Fondation Bamanisa a ouvert les portes d’un domaine colossal de 470 hectares à une délégation de haute facture. Le Sénateur Jean Bamanisa Saïdi, infatigable bâtisseur, a reçu la délégation conduite par Urbain Batalokutu, Directeur Chef d’Agence du Fonds Social de la République (FSR-Tshopo).
Ce n’était pas une simple visite entre les sillons, mais une expertise stratégique destinée à sceller le sort de la transformation agricole dans cette partie du pays. Entre les mains du Sénateur Jean Bamanisa Saïdi, ce sanctuaire de production ne se contente pas d’exister ; il s’érige en véritable épicentre de savoir-faire, prêt à fusionner avec la rigueur institutionnelle du Fonds Social.


Ici, là où le silence des champs n’est rompu que par l’ambition des apprenants, se dessine le futur d’une nation qui a décidé de convertir ses vastes étendues en une source de richesse inépuisable. La rencontre entre ces deux institutions marque le début d’une ère où l’intelligence agronomique et la volonté politique s’unissent pour donner vie à un agrobusiness conquérant, capable de redéfinir la souveraineté alimentaire de toute une région.
Le décor est planté : une concession monumentale de 470 hectares, un sanctuaire de verdure où le. L’objectif ? Évaluer les fondations d’un partenariat capable de transformer radicalement le paysage agro-pastoral de la région.
Pour Urbain Batalokutu, cette visite guidée fut une véritable révélation. Loin des discours théoriques, le Directeur Provincial du FSR-Tshopo a palpé la réalité d’un projet qui semble être le miroir exact des ambitions du Chef de l’État.
« L’impression est saisissante », a confié le DP Urbain Batalokutu avec une émotion contenue. « Tout ce qui se passe ici rencontre parfaitement le projet du Fonds Social. Le cœur de notre programme, c’est la transformation de l’agriculture. Nous commençons par la gouvernance, la formation puis nous passons à la chaîne de valeur. Ici, toutes les conditions sont réunies ».


Ce qui a particulièrement marqué le patron du FSR/Tshopo, c’est la dimension patriotique de l’offre : la Fondation Bamanisa cède gratuitement l’espace aux apprenants. Une fois formés, ces jeunes vont recevoir un ou deux hectares pour dupliquer les modèles d’excellence sous l’œil bienveillant et l’accompagnement technique du Fonds.
Au détour d’un sentier de la concession, une rencontre fortuite a cristallisé l’optimisme de la délégation : la présence des élèves de l’ITA Maendeleo, une école agronomique fleuron du Fonds Social.
« Je suis étonné et ravi de les retrouver ici, en plein bain. Pour nos prochaines sélections de jeunes, nous miserons sur ces écoles, car ils sont déjà dans la réalité du terrain », s’est réjoui le Directeur.


Prenant la parole avec la maîtrise d’un homme qui connaît chaque centimètre de sa terre, le Sénateur Jean Bamanisa Saïdi a retracé l’épopée de sa fondation, vieille de deux décennies. Le Centre de Développement Agricole et Rural de Bangoka (CDR-B) n’est plus un simple projet, c’est une institution.
« Nous existons depuis 20 ans, et le CDR-B est un instrument au service de la population. Avec l’appui du CIFOR, nous avons déjà formé des vagues de 30 personnes. Aujourd’hui, grâce à ce travail de fond, des cultures autrefois exotiques comme la tomate et divers légumes fleurissent dans tout le bassin de Yangambi », a expliqué le Sénateur.
Le site ne manque de rien pour devenir le hub agricole de la RDC :
– Capacité d’accueil accrue : Une ambition de passer de petits groupes à des promotions de 200, 300, voire 400 apprenants.
– Élevage moderne : Des complexes de porcheries où chaque étudiant dispose de sa propre loge pour une gestion autonome.
– Innovation technologique : L’installation imminente d’une grande serre pour la production massive de plantules et la recherche sur les propriétés des sols.
– Le corridor vert : Une agriculture durable et scientifique.


L’alliance entre le Fonds Social et la Fondation Bamanisa s’inscrit dans une philosophie de respect de la biodiversité. Le Sénateur a insisté sur le concept de “Corridor Vert” : produire plus, produire mieux, mais sans altérer la richesse naturelle de la Tshopo.
L’avenir se dessine sous forme de coopératives performantes. Les apprenants, une fois aguerris, ne seront plus des agriculteurs isolés, mais des fermiers biens battus et des entrepreneurs connectés. Le CDR-B jouera le rôle de tour de contrôle, fournissant :
– Les semences et plantules sélectionnées pour leur rentabilité ;
– Les engrais organiques (fumiers) produits sur place ;
– Les outils et produits phytosanitaires de pointe.
La conclusion de cette journée a été marquée par une main tendue, empreinte de détermination. Urbain Batalokutu a invité la Fondation à formaliser ce rapprochement : « C’est à la Fondation de venir vers le Fonds Social. Je veux être votre partenaire. Nous allons sceller les mains ensemble pour développer la Tshopo ».


Entre les 470 hectares de la Fondation Bamanisa et l’ambition du Fonds Social de la République, c’est l’avenir alimentaire de la province qui s’écrit désormais au présent.
Jerry Lombo


