
Au cœur de ses vacances parlementaires dans le chef-lieu de la Province de la Tshopo, le Sénateur Jean Bamanisa Saïdi continue de multiplier les contacts stratégiques pour palper les réalités socio-politiques et sécuritaires de sa circonscription. Ce mercredi 04 février 2026, l’élu des élus a franchi les portes du Commissariat Provincial de la Police pour un échange de haut niveau avec le Général Elvis Palanga Nawej, patron de la police dans la Tshopo.
– L’enjeu est de taille : dans une province carrefour, véritable poumon logistique et zone de transit, la sécurité ne peut être un luxe, mais une condition sine qua non du développement.
– Prendre la température : Une zone de transit sous haute surveillance.
Au sortir de cette audience, le Sénateur Bamanisa, avec la précision qu’on lui connaît, a brossé un tableau lucide de la situation. L’objectif de sa visite était clair : « Prendre un peu la température au niveau de la sécurité ».

Si la Tshopo est une terre d’opportunités, elle demeure, selon le Sénateur, une zone « quelquefois fragile ». Sa position géographique en fait un point de passage obligé, ce qui exige une police de proximité dotée de moyens de renseignements accrus pour quadriller l’ensemble de la province.
L’un des points les plus saillants de son intervention concerne l’évolution des menaces. La guerre moderne et l’insécurité ne se jouent plus seulement au sol. « Aujourd’hui, on est menacé avec des drones qui nous sont envoyés par les ennemis qui les revendiquent d’ailleurs. Et cela demande des moyens de renseignement et de neutralisation de ces dangers qui sont sur nous », a martelé Jean Bamanisa.

Cette alerte souligne l’urgence de moderniser les capacités d’interception et de surveillance de nos forces de l’ordre pour protéger l’espace aérien et terrestre de la ville de Kisangani.
Le Sénateur a insisté également sur le rôle moteur de Kisangani dans l’architecture sécuritaire régionale. Disposant de son propre centre de formation pour la police, la ville boyomaise doit devenir le point de départ d’un déploiement efficace vers les provinces environnantes. Pour Bamanisa, il est impératif que ce centre fournisse des hommes « bien formés pour assurer la sécurité à la population ».
C’est sans doute le cri du cœur de cette journée : la condition sociale et logistique de l’homme en uniforme. Le Sénateur a lancé un appel vibrant au gouvernement central :
– Modernisation des infrastructures : « La police doit avoir des camps. Trouver nos policiers éparpillés à gauche, à droite, tout comme l’armée aussi, ce n’est pas bon ». Renforcement des capacités : Il plaide pour que les camps existants soient reconstruits et renforcés afin d’offrir des conditions de vie décentes aux forces de l’ordre.
– Mobilité urbaine : Profitant des travaux de voirie en cours, il exhorte l’exécutif à doter la police de véhicules d’intervention pour garantir une réactivité optimale.

Face aux récentes « turbulences » et à la montée du banditisme urbain, alimenté par des éléments venus parfois de l’Est ou par le chômage local, le Général Elvis Palanga Nawej a rassuré son hôte sur les dispositions prises.
Cependant, pour le Sénateur, la police ne peut réussir seule. Il en appelle à une collaboration patriotique de la population : Dénoncer les éléments suspects, Se désolidariser des brigands, utiliser les numéros verts pour des alertes rapides au niveau des quartiers.
Pour une Kisangani apaisée et libreAu-delà de la sécurité physique, le Sénateur Jean Bamanisa a évoqué la nécessité d’une « cohabitation politique apaisée » entre les institutions et les acteurs politiques. Kisangani doit rester ce havre où chaque citoyen se sent libre.
« Quand on vient à Kisangani, on se sent toujours très libre, très en sécurité, c’est ce sentiment et ces conditions qui doivent toujours régner », a-t-il conclu sur une note d’espoir.

À travers ce plaidoyer musclé, Jean Bamanisa Saïdi réaffirme son rôle de défenseur des intérêts de la Tshopo, rappelant que la paix est le socle sur lequel se construira l’avenir de cette province majestueuse.
Jerry Lombo
