Politique|Le Manifeste de la Raison : L’honorable Freddy Yuma appelle à un « Pacte de Stabilité » pour sauver la Tshopo

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Alors que les murs de la ville bruissent encore des échos de la discorde institutionnelle, une voix s’est élevée au-dessus du tumulte pour prôner la sagesse, la tempérance et le patriotisme. Ce lundi 23 février 2026, dans une communication d’une densité exceptionnelle, l’honorable Freddy Yuma, député provincial de la Tshopo, élu de la ville de Kisangani, s’est adressé aux Tshopolais avec la gravité des hommes qui sentent le destin de leur terre vaciller.

D’une voix ferme, l’honorable a d’abord dressé un constat sans concession sur la situation actuelle. La Tshopo traverse une « zone de turbulences », un séisme institutionnel où le choc des ambitions menace d’engloutir l’intérêt général.

« Qui gagne quand les institutions s’entredéchirent ? », a-t-il interrogé, avant de livrer un verdict implacable : « La réponse est triste : personne, sauf la pauvreté et le sous-développement ».

Pour l’élu de Kisangani, le bras de fer persistant entre l’Assemblée Provinciale et l’Exécutif Provincial n’est plus une simple joute démocratique ; c’est un frein qui asphyxie le quotidien des Tshopolais. Si le contrôle parlementaire est un droit et la transparence un devoir, l’intérêt supérieur de la population doit rester la boussole ultime.

Évoquant les instructions du Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, relayées par le Ministre de l’Intérieur, Freddy Yuma a rappelé l’importance du moratoire sur les motions de défiance.

Pour lui, ce moratoire ne doit pas être interprété comme un bouclier pour la malversation, mais comme un appel à l’oxygène. Sans stabilité, la Tshopo devient un désert pour les investisseurs et un cimetière pour les chantiers inachevés.

Ce député du MLC appelle ses collègues à s’approprier cette sagesse présidentielle : stabiliser pour construire, apaiser pour développer. “Le contrôle est nécessaire, la stabilité est vitale”, a-t-il signifié.

Abordant le volet judiciaire des tensions actuelles, notamment les accusations portées devant la Cour de Cassation par l’Assemblée Provinciale contre le Gouverneur de Province, le député Freddy Yuma a fait preuve d’un équilibre remarquable. Il reconnaît la légalité de la démarche, mais appelle à une distinction nette entre le temps de la justice et le temps de l’action.

« La reddition de comptes est nécessaire, mais elle ne doit pas empêcher le Gouverneur de gouverner, ni l’Assemblée de légiférer », a-t-il martelé avant de poursuivre : « La population ne nous a pas élus pour compter nos motions, mais pour compter les écoles construites et les kilomètres de routes réhabilitées », a-t-il rappelé avec une justesse percutante.

Le point culminant de son adresse est sans conteste l’invitation des deux chefs de file des institutions à une Table ronde de réconciliation provinciale. Freddy Yuma propose la signature d’un contrat moral et politique inédit : le « Pacte de Stabilité » reposant sur deux piliers indéboulonnables :

L’Engagement de l’Exécutif : Une transparence totale dans la gestion et une rigueur monastique dans l’exécution du budget provincial.

L’Engagement de l’Assemblée : Un rôle de sentinelle constructive, privilégiant le dialogue fécond avant de brandir le glaive de la sanction.

En s’adressant directement au Président de l’Assemblée Provinciale et au Gouverneur de Province, Freddy Yuma les a exhortés à se comporter en « architectes de la paix » plutôt qu’en « ouvriers de la division ». Il a rappelé que la Tshopo est plus grande que les ambitions individuelles.

« Soyez des architectes de la paix et non des ouvriers de la division », a-t-il lancé, rappelant que la Tshopo est le seul et unique patrimoine commun.

Son message final à la population est un appel fort. Il demande le calme et le soutien à la médiation. Car, au-delà des joutes oratoires de Kisangani, c’est l’avenir de tout une province qui se joue.

L’honorable Freddy Yuma vient de poser une pierre angulaire pour la sortie de crise. Reste désormais à savoir si cet appel au “pacte de stabilité” sera entendu par ceux qui tiennent les rênes de la province. Une chose est certaine : l’histoire retiendra qu’au moment où la tempête menaçait, un élu a choisi la voie de la sagesse.

Jerry Lombo


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