Kisangani : A Mangobo, Évariste Mbaya a lavé la mémoire de la population pour forger une nouvelle identité patriotique et restaurer l’honneur

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Dans une atmosphère empreinte de détermination et d’espoir, la salle des Sœurs de la commune Mangobo s’est transformée en un véritable sanctuaire de la réflexion citoyenne. Sous l’impulsion de la structure des Jeunes pour le Développement Communautaire (JDC), une activité de conscientisation de grande envergure a rassemblé la force vive de cette commune historique.

L’objectif était clair : briser les chaînes de l’apathie et redonner à la jeunesse les clés de son propre destin. Jonas Bisisi, animateur social et haut cadre de la structure, a planté le décor avec une ferveur palpable.

« Aujourd’hui, nous avons réuni les jeunes de la commune Mangobo venant de tous les quartiers confondus. Nous les avons réunis pour que nous puissions échanger sur les questions liées au développement, sur les questions liées au changement de mentalité, sur l’épanouissement mais aussi à l’éveil patriotique », a-t-il déclaré.

Pour porter ce message, la structure a fait appel à une figure de proue de la nouvelle génération : le jeune leader Evariste Mbaya. Ce dernier n’est pas venu pour faire de la figuration, mais pour opérer une véritable « cure de jouvence intellectuelle ». Selon Jonas Bisisi, l’invité a littéralement « lavé la mémoire de la jeunesse de Mangobo » afin de lui permettre de décoder les rouages complexes du système politique congolais.

Le point d’orgue de cette rencontre fut l’intervention magistrale d’Evariste Mbaya. Sans détour, il a pointé du doigt les maux qui rongent l’engagement politique des jeunes, fustigeant une exploitation devenue quasi systématique.

Le constat est amer mais nécessaire :

-La précarité comme outil de contrôle : Les jeunes sont trop souvent réduits à un bétail électoral par le biais de modiques sommes.

-L’absence de retour sur investissement social : Une fois les élections passées, les politiciens disparaissent, oubliant les promesses de développement au profit de leurs propres intérêts.

« Nous jeunes, sommes l’avenir de ce pays, nous devons nous mettre debout. Nous devons nous relever afin que nous puissions lutter contre les manipulations politiciennes. Aujourd’hui, nous les jeunes nous sommes manipulés à cause de 500, 1 000 ou 2 000 francs », a martelé Evariste Mbaya avec une sincérité désarmante.

L’ambition de cette journée dépassait le simple cadre de la contestation. Il s’agissait avant tout d’une éducation civique profonde. Le jeune leader a exhorté l’assistance à comprendre que leur poids ne réside pas dans leur capacité à applaudir, mais dans leur capacité à influencer les décisions.

« Nous sommes également venus sensibiliser la population à connaître son rôle majeur dans la scène politique de la province et du pays », a-t-il poursuivi, appelant à un contrat social plus digne entre les élus et la base.

Les piliers du changement prônés :

– Le Changement de mentalité : Refuser l’argent facile pour exiger des projets durables.

– L’éveil patriotique : Placer l’intérêt de Mangobo et de la nation avant les couleurs partisanes.

– L’exigence de redevabilité : Apprendre à demander des comptes à ceux qui sollicitent le suffrage populaire.

En quittant la salle des Sœurs, les participants n’emportaient pas des promesses éphémères, mais des outils intellectuels. La structure des Jeunes pour le Développement Communautaire vient de prouver qu’à Mangobo, la jeunesse n’est plus une simple spectatrice du théâtre politique, mais une force prête à en réécrire le scénario.

À travers les mots tranchants d’Evariste Mbaya, la jeunesse a compris que sa pauvreté n’était pas une fatalité, mais un outil utilisé par ceux qui craignent son éveil.

L’heure n’est plus aux « miettes », mais à la construction d’un édifice solide où chaque jeune devient l’architecte du développement de sa communauté.

Jerry Lombo


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