Visite Providentielle : Le geste symbolique et passionné de l’honorable Jean Claude Draza en faveur du Grand Séminaire de Bunia

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Alors que les échos des débats parlementaires s’estompent à peine dans les salles de conférence de la province, c’est sur le terrain de la foi et de l’éducation que l’honorable Jean Claude Draza a choisi d’illustrer son mandat. En ce vendredi marqué par la clôture des travaux du caucus parlementaire de l’Ituri, l’élu du territoire d’Aru a troqué les dossiers administratifs pour une visite empreinte de spiritualité et de pragmatisme au Grand Séminaire de Bunia.Ce

Ce n’était pas une simple visite de courtoisie. C’était un acte de mémoire, un devoir de chrétien et un appel à l’unité provinciale.

Pour Jean Claude Draza, les vacances parlementaires ne sont pas synonymes de repos, mais de proximité. Devant une presse attentive, l’élu a redéfini les contours de la mission d’un député : la politique ne s’arrête pas aux portes des hémicycles, elle bat son plein là où la société civile respire, notamment au sein des institutions religieuses.

« Lorsqu’un député est en vacances parlementaires, ce n’est pas seulement dans le bureau administratif ou politique qu’il doit faire le tour, il doit aussi voir les églises qui constituent justement la société civile pour s’imprégner de la situation », a-t-il affirmé avec conviction.

Le choix du Grand Séminaire de Bunia n’est pas anodin. Véritable poumon spirituel, cette structure est le creuset où sont formés les futurs prêtres qui iront porter la parole de paix et d’espérance dans les coins les plus reculés de la province et au-delà. Ce lien, Jean Claude Draza le porte en lui depuis son enfance à Laibo, dans le diocèse de Mahagi, où il servait jadis la messe.

En échangeant avec l’Abbé Recteur, le député a touché du doigt les réalités du terrain. Si l’institution fonctionne, un défi majeur se dressait : la réfection de la Chapelle, la « Maison de Dieu ». Touché dans sa fibre de “fils de Dieu”, l’élu n’a pas hésité. Fidèle à sa parole, il est revenu les mains pleines : un don de 10 seaux de vernis pour sublimer l’édifice sacré.

Bien que l’honorable qualifie humblement son don de “petit rien”, la portée symbolique est immense. En offrant ces 10 seaux de vernis, il ne s’agit pas seulement de protéger le bois ou d’embellir des murs ; il s’agit de protéger la structure qui encadre l’âme de la communauté.

« Nous donnons des dons partout, même dans des écoles… mais maintenant quand on donne le don au niveau de la chapelle et on laisse la structure qui forme et qui vient encadrer la Chapelle, je songe… », a-t-il martelé.

Pour lui, il est illogique de soutenir les lieux de culte sans soutenir les centres de formation qui produisent les leaders de ces lieux. C’est un rappel stratégique : pour avoir de bonnes paroisses, il faut de bons séminaires.

L’instant le plus fort de son intervention fut sans doute son plaidoyer pour une politique dénuée de “couleur religieuse”. Jean Claude Draza a profité de cette tribune pour lancer un message d’interpellation à toute la classe politique de l’Ituri. Pour lui, l’homme politique doit être au service de tous, sans distinction de foi, tout en reconnaissant les nécessités matérielles de chaque structure.

– Le besoin est encore criant : Des besoins en ciment et en barres de fer subsistent pour parachever les travaux de la chapelle.

– L’invitation est lancée : L’élu exhorte ses pairs et les personnes de bonne volonté à emboîter le pas pour soutenir cette maison de formation.

La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère de sérénité, en présence de l’Abbé Recteur, symbolisant l’harmonie entre le pouvoir législatif et l’autorité morale. En posant ce geste juste après la clôture du caucus parlementaire, Jean Claude Draza rappelle que si les lois se discutent à l’assemblée, les valeurs, elles, se construisent dans la solidarité et le respect des institutions qui forment l’homme.

L’Ituri regarde désormais vers sa chapelle, attendant que d’autres mains viennent s’ajouter à celles de l’élu d’Aru pour que la Maison de Dieu à Bunia rayonne de tout son éclat.

Justin Ndassi


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