Ituri : Le journaliste Justin Ndassi échappe au pire, le récit d’une nuit d’horreur

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La province de l’Ituri a frôlé le deuil dans la corporation médiatique. Dans la pénombre de la nuit du vendredi 20 au samedi 21 février 2026, l’insécurité qui gangrène certains quartiers a frappé à la porte de Justin Ndassi, vaillant correspondant du média en ligne Forceinfo. Ce qui devait être une nuit de repos après une semaine de labeur s’est transformé en un véritable thriller de survie.

Il est aux alentours d’une heure du matin quand le silence de la nuit est rompu par une présence sinistre. Les assaillants ne sont pas des amateurs ; ils opèrent avec une froideur tactique qui glace le sang. Avant même de s’attaquer à leur cible principale, ils verrouillent le périmètre.

« Ils ont placé leurs hommes devant chaque porte d’une maison qui est à côté de chez moi. Une façon de les contraindre de ne pas sortir, mais aussi de ne pas crier ou de ne pas alerter », confie Justin Ndassi à la rédaction centrale de forceinfo.

L’objectif était clair : isoler le journaliste, étouffer tout appel au secours et instaurer un climat de terreur sourde dans le voisinage. Les voisins, pris en otages derrière leurs propres verrous, assistent impuissants au début de l’assaut.

Face à la porte principale qui refuse de céder sous leurs assauts répétés, les bandits ne renoncent pas. Ils contournent la bâtisse, déterminés à s’introduire dans l’intimité du reporter. C’est par l’arrière de la maison qu’ils décident de s’attaquer à la structure même du bâtiment.

Dans un fracas de maçonnerie brisée, ils parviennent à créer une brèche. Le danger n’est plus sur le pas de la porte, il est à l’intérieur des murs. C’est à ce moment précis, entre le sommeil et la réalité brutale, que Justin Ndassi se réveille. Son instinct de survie prend le dessus. Ce réveil soudain provoque un court instant d’hésitation chez les assaillants, une seconde de répit que le journaliste saisit pour lancer l’alerte.

Dans une région où l’on déplore souvent la lenteur des secours, cette nuit-là a fait exception. Alertées en urgence, les autorités et les forces de police réagissent avec une célérité exemplaire.

– Réaction immédiate : Le déploiement des unités de la police et de l’armée a fait basculer le rapport de force.

– Sécurisation : Les policiers et militaires reprennent le contrôle du quartier, forçant les hors-la-loi à la débandade.

– Escorte : Pour garantir sa sécurité face à un danger jugé permanent, Justin Ndassi a été escorté par les forces de défense vers un lieu sûr, loin de la vulnérabilité de son domicile pillé.

Encore sous le choc mais habités par une gratitude immense, les mots de Justin Ndassi résonnent comme un plaidoyer pour la reconnaissance du travail des forces de sécurité :

« C’est grâce à nos Forces de l’Ordre (Policiers, Militaires) que j’en suis à vie. Si ce n’était pas leur présence au moment opportun, on allait parler d’autre chose aujourd’hui. Mais grâce à Dieu, je suis vivant ».

Alors que les opérations de ratissage se sont poursuivies dans le quartier pour débusquer ces semeurs de mort, cet événement rappelle la vulnérabilité des journalistes en zone de tension. Justin Ndassi est aujourd’hui sain et sauf, mais les stigmates de cette nuit resteront gravés comme le témoignage d’une insécurité qui rôde, et d’une protection régalienne qui, cette fois, a triomphé du chaos.

La rédaction de Forceinfo reste mobilisée pour suivre l’évolution de l’enquête.

Rédaction


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