Tshopo : L’ère Jacques Lomalisa à la DGIPT, un traitement de choc pour la mobilisation des recettes

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L’heure n’est plus aux tâtonnements dans les couloirs de la régie financière de la Tshopo. Dans une province en quête de souffle pour son développement, l’argent est le nerf de la guerre, et Jacques Lomalisa vient d’en déclarer les hostilités de manière officielle. Ce mardi 17 février 2026, le nouveau Directeur Général de la Régie des Impôts Provinciaux de la Tshopo (DGIPT) a accordé une interview sans précédent à la presse dans son office de travail, mêlant rigueur technique, dénonciation des tares internes et appel au patriotisme fiscal. Un nouveau testament financier qui place la mobilisation des recettes au sommet de l’autel et le carburant indispensable au décollage de la province.

Loin des discours de complaisance, Jacques Lomalisa a d’abord posé un diagnostic clinique sur ce qu’il qualifie de « maladie » de la régie. Avec une franchise désarmante, il a mis en lumière le système des « arrangements contre-performants » qui siphonne les caisses de l’État au profit d’intérêts individuels.

« Par exemple : Lorsqu’un assujetti doit payer 1000 dollars d’impôts à la province, certains agents recouvreurs lui disent : donnez-nous seulement 500 dollars, nous savons ce que nous allons faire. Sur ces 500 dollars, seuls 300 entrent dans la caisse de la régie, et les 200 restants sont partagés. Là, ça ne va plus ! » a-t-il fustigé.

Pour le nouveau patron de la DGIPT, le problème ne réside pas toujours dans la mauvaise volonté du contribuable, mais dans l’éthique défaillante de certains cadres. Il dénonce avec force ces agents transformés en « conseillers fiscaux » privés de leurs propres assujettis, une pratique qui consiste à minorer les dimensions de l’étendue taxable pour favoriser des pots-de-vin, privant ainsi la province de ses moyens d’action.

De l’ignorant au notable intouchable. Avec une finesse d’analyse remarquable, le DG a segmenté le paysage fiscal tshopolais. Il refuse de globaliser et distingue quatre profils de citoyens face à l’impôt :

– Les ignorants : Ceux qui ne connaissent pas l’impôt et qu’il faut absolument éduquer.

– Les résistants par manque de culture : Ceux qui savent mais hésitent encore par absence d’habitude civique.

– Les “Hommes Forts”: Cette catégorie de notables qui se croient au-dessus de la loi. « Ils disent : ça ne me concerne pas, je suis un notable, je suis un homme fort. Ils ne veulent pas payer », a-t-il déploré.

– Les assujettis modèles : Qu’il s’agisse de taxes non-fiscales ou d’impôts, Jacques Lomalisa a tenu à saluer ceux qui s’exécutent régulièrement avec patriotisme.

Pour relever le défi de la collecte, Jacques Lomalisa mise sur un triptyque puissant : éducation, formation et présence sur terrain. Le renforcement de capacités interne pour les agents, mais aussi l’ouverture vers des experts de la société civile et des médias.

« Je ne suis pas de nature à rester dans le bureau », a-t-il martelé. Pour lui, la mobilisation se joue sur le terrain. Une promesse de proximité pour s’assurer que chaque franc dû à la province soit tracé.

– Dialogue avec le secteur privé : Une rencontre avec le Président de la FEC et les chambres de commerce pour sceller un partenariat de confiance.

– Inclusion : Des échanges avec les associations de commerçants (Nandés, Ituriens) et autres pour une sensibilisation ciblée.

Vulgarisation populaire : L’implication des journalistes et des artistes comédiens pour transformer le message fiscal en un langage accessible à tous.

Dans la foulée, le DG Jacques Lomalisa a annoncé, le lancement imminent de la vente des plaques minéralogiques pour les motos dans quelques jours, un test grandeur nature pour l’efficacité de la nouvelle équipe.

Ancien Directeur de Cabinet du Ministre Provincial des Finances par deux fois, Jacques Lomalisa possède une maîtrise totale des rouages de la régie. Pourtant, il refuse de jeter l’opprobre sur le passé. Par « élégance et respect », il a rendu un vibrant hommage à ses prédécesseurs pour le « travail de titans » accompli, préférant s’appuyer sur leurs leçons pour construire son propre édifice.

Chrétien assumé, le DG a conclu son intervention en remettant son mandat entre les mains du Seigneur : « On ne fait rien sans Dieu. Vous pouvez être intelligent ou fort, mais sans lui, vous ne ferez rien ». Cette humilité spirituelle s’accompagne d’un soutien politique total, le Gouverneur de province et l’Assemblée Provinciale ayant déjà rassuré le DG de leur accompagnement indéfectible.

Il faut rappeler que la DGIPT est le fruit d’une réforme structurelle majeure voulue par le Gouverneur de province, Paulin Lendongolia. La DGIPT se consacre exclusivement à la fiscalité pure, laissant les recettes non-fiscales à une structure sœur. Cette spécialisation est le gage d’une efficacité que le nouveau Directeur Général compte bien transformer en résultats palpables. Avec Jacques Lomalisa à sa tête, la Tshopo se dote d’un leader qui allie rigueur administrative et proximité humaine.

Le message est clair : La mobilisation des recettes n’est plus seulement une priorité, c’est une mission sacrée pour la grandeur de la province. Si le pari de la moralisation et de la mobilisation est tenu, la Tshopo pourrait enfin disposer du levier financier nécessaire pour son développement.

Jerry Lombo


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