Tshopo|Programme She Leads : Quand l’IFES transforme le Leadership Féminin en une arme de gouvernance, 20 femmes leaders plongent au cœur du Module 2

Spread the love

Sous les voûtes de la salle de réunions du restaurant Jucron, ce lundi 16 février 2026 a marqué l’ouverture officielle du deuxième module de formation du programme She Leads, une initiative d’envergure portée par la Fondation Internationale pour les Systèmes Électoraux (IFES) dans le cadre de son ambitieux projet « Ndeke ».

Pendant cinq jours, vingt femmes leaders, sélectionnées pour leur dynamisme et leur vision, vont s’immerger dans un renforcement de capacités de haut niveau, visant à transformer l’essai du premier module en une influence concrète sur le terrain.

Lancé officiellement par la vice-maire Eugénie Wandandi, cet atelier n’est pas une simple formalité académique : c’est un laboratoire où vingt femmes leaders de la province de la Tshopo s’arment pour redéfinir les règles du jeu politique. Entre ambition assumée et renforcement technique, ces bénéficiaires saluent une opportunité historique de transformer leur engagement en une influence réelle et durable pour la province.

S’exprimant au nom de la Directrice Pays de l’IFES, Martial Buduile, responsable de Suivi et Évaluation, facilitateur de cette session, a livré un plaidoyer vibrant, transformant une simple session de formation en un pacte solennel pour l’horizon 2028.

D’entrée de jeu, Martial Buduile a tenu à ancrer cette initiative dans le sol de la Tshopo. Loin d’être une action isolée venue de l’extérieur, le programme She Leads s’inscrit dans une dynamique locale. En remerciant les autorités provinciales pour leur engagement constant en faveur de la participation des femmes, l’orateur a rappelé que la promotion du leadership féminin est, avant tout, une responsabilité collective.

Le discours a pris une tournure plus intime et exigeante lorsqu’il s’est adressé directement aux vingt bénéficiaires. Ces femmes, déjà aguerries par le premier module, ne sont plus des novices. Martial Buduile a rappelé avec force que les plans d’actions individuels élaborés précédemment ne sont pas destinés à dormir dans des tiroirs.

« Ce travail n’était pas seulement académique », a-t-il martelé. « Vous avez présenté un engagement personnel, une projection concrète de votre mission et de votre contribution à la vie publique ».

Ici, le message est clair : chaque compétence acquise est une pierre posée sur le chemin qui mène aux échéances électorales de 2028. L’IFES ne forme pas pour le plaisir de former ; elle prépare une relève prête à l’exercice du pouvoir.

Si le premier module était celui de la découverte et de la planification, ce deuxième acte est celui de la posture. Martial Buduile a insisté sur la nécessité de peaufiner les stratégies et de consolider les compétences. L’objectif ultime ? Démontrer une capacité d’influence réelle, tant au sein des communautés locales que dans les cercles restreints des espaces de décision. Il ne s’agit plus seulement de participer, mais de peser sur les débats, d’orienter les politiques et de devenir incontournable.

Le facilitateur n’a pas occulté la rudesse du terrain. Reconnaissant que le chemin du leadership féminin est semé d’obstacles, il a opposé à ces difficultés le potentiel immense de la Tshopo. Pour l’IFES, cette province regorge de talents capables de transformer les défis en opportunités. Mais au-delà des techniques de communication ou de management, Martial Buduile a mis l’accent sur les vertus cardinales qui forgent les grandes destinées :

– La détermination : Pour ne jamais reculer.

– La résilience : Pour se relever après chaque épreuve.

– L’intégrité : Pour rester le socle d’une gouvernance saine.

En conclusion de son allocution, Martial Buduile a réitéré le soutien total de la Directrice Pays de l’IFES. L’organisation se place en alliée stratégique, marchant main dans la main avec ces vingt leaders et les partenaires institutionnels.

L’ambition finale est noble et révolutionnaire pour le contexte actuel : bâtir un environnement où la présence d’une femme à un poste de responsabilité n’est plus perçue comme une « exception » ou une faveur politique, mais comme une évidence démocratique.

Alors que les travaux se poursuivent au restaurant Jucron, l’énergie dégagée par ces vingt She Leads laisse présager que le projet « Ndeke » a bel et bien trouvé ses ailes. La Tshopo s’apprête à voir s’élever une nouvelle génération de dirigeantes, prêtes à faire de 2028 l’année de toutes les transformations.

Francine Booto


Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *