
La terreur des vivants s’invite chez les morts. Ce vendredi 13 février 2026, le cimetière de Bakongolo est devenu le théâtre d’une vive tension. Au cœur du scandale : une spoliation sauvage où le nom d’un conseiller du Gouverneur militaire résonne comme celui du principal artisan de ce désordre foncier.
Face à la grogne qui monte au sein de la population, le conseiller communal Bahati Manganga s’est rendu sur les lieux ce vendredi pour toucher du doigt la réalité. Le constat est amer : des travaux de remblayage ont déjà défiguré une partie de ce champ de repos.
Devant les caméras, l’élu local n’a pas mâché ses mots. Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, il désigne directement le Conseiller du Gouverneur militaire en charge des affaires foncières comme le « cerveau moteur » de cette opération.
« Nous demandons l’implication personnelle du Gouverneur militaire. Regardez comment ils ont déjà tout remblayé ! Pourtant, nous avions alerté dès le début. La communauté locale avait cédé cet espace pour la construction d’un marché moderne, et non pour des appétits privés. Mais ce conseiller foncier prétend être un homme fort… Voilà le résultat », s’est indigné Bahati Manganga.
L’élu communal a également lancé une mise en garde sévère à tous ceux qui tenteraient de profiter de cette spoliation pour ériger des bâtisses sur ce sol sacré : La destination du lieu est non négociable : L’espace est réservé à un projet de marché communautaire.
– Risque financier : « Si tu viens investir ton argent ici, cela ne regarde que toi », a martelé l’élu, sous-entendant que les constructions pourraient être démolies.
— Appel à l’arbitrage : Le cri de détresse est désormais lancé vers le sommet de la province pour trancher ce litige qui menace la paix sociale.
– Le cri de détresse des notables : « C’est le cimetière de nos ancêtres ».
La colère est tout aussi vive chez les gardiens de la coutume. Interrogé sur la question, un vieux sage du groupement Bakongolo a exprimé la profonde blessure ressentie par la communauté. Pour les autochtones, toucher ce site, c’est profaner la mémoire de leurs aïeux.
« Nous sommes très fâchés. Nous savons que là-bas reposent nos pères et nos grands-pères depuis des lustres. Nous avons tenté la voie de la justice, mais le dossier semble bloqué. On nous a renvoyés vers le Gouvernorat. À l’époque, le Vice-Gouverneur nous avait orientés vers Maître Aimé en tant qu’expert, mais depuis, c’est le statu quo. Seule l’intervention directe de l’autorité provinciale pourra stopper ce carnage ».
Malgré la gravité des accusations et l’ampleur de la tension sur le terrain, nos tentatives pour obtenir la version des faits du Conseiller du Gouverneur en charge des affaires foncières sont restées vaines. Ce mutisme de la part de celui qui est présenté comme « l’homme fort » de ce dossier ne fait qu’alimenter les soupçons de trafic d’influence.
L’administration militaire, censée restaurer l’ordre, se retrouve aujourd’hui face à un test de crédibilité majeur : saura-t-elle protéger le patrimoine communautaire contre les ambitions de ses propres cadres.
Un dossier brûlant à suivre !
Rédaction
