Linafoot-Ligue|Zone Est A : Eugène Kabongo et les comités de fans scellent le destin d’une saison historique sous le signe du calme et de l’élégance sportive

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Le bureau de la Ligue de Football de la Province Orientale (LIFPO) était l’épicentre d’une diplomatie sportive de haut vol. Sous l’égide d’Eugène Kabongo, vice-président de la Linafoot et chef d’orchestre du comité local d’organisation, les représentants des fanatiques des trois grandes équipes du football boyomais, à savoir : Malekesa, Nika et Makiso ont été conviés à une table ronde cruciale pour la suite du championnat national de la Linafoot-Ligue 2|Zone Est A dont la phase aller se joue à Kisangani.

Eugène Kabongo, figure emblématique du football congolais, en sa qualité de Président du Comité Local d’Organisation (CLO), l’a bien compris : on ne gère pas une foule par la seule contrainte, on la gère par l’adhésion. Il a troqué son costume de dirigeant pour celui de médiateur avec comme objectif : sceller une union sacrée avec les comités de supporters des trois clubs phares de Kisangani pour garantir que la fête du ballon rond ne soit plus jamais entachée par l’ombre de la violence.

En convoquant les têtes pensantes des fanatiques, Kabongo n’a pas seulement tenu une réunion ; il a instauré une diplomatie de proximité.

À l’issue de cette rencontre constructive, Eugène Kabongo s’est livré à la presse avec une franchise désarmante et une clarté désarmante des grands capitaines sur le contenu des échanges. Son message, limpide, a résonné comme un appel à la responsabilité collective.

D’une voix posée mais ferme, le président du comité local d’organisation a dessiné les contours d’une vision nouvelle : celle d’un supporter acteur et protecteur de son propre plaisir.

« Dans un match de football, l’essentiel réside dans la sécurité. Et la sécurité n’est pas seulement l’affaire de la police ; elle nous concerne tous. C’est dans ce sens que j’ai pris langue avec les comités des fanatiques de Malekesa, Nika et Makiso. Il fallait leur faire comprendre notre vision : celle d’un stade qui respire la paix et la discipline ».

En s’adressant aux comités des fanatiques de ces équipes, il a rappelé que la discipline est le douzième homme sur le terrain. L’idée est simple mais puissante : faire comprendre aux fanatiques que chaque débordement, chaque acte de vandalisme, chaque « bêtise » en tribune ou dans les gradins, n’est en réalité qu’un coup de poignard porté au portefeuille des présidents de clubs, qui finissent par payer les amendes de fautes qu’ils n’ont pas commises.

“Arrêtez de pénaliser vos équipes, car au bout du compte, ce sont les présidents de clubs, ces mécènes qui sacrifient tant pour le sport qui se retrouvent à éponger les dettes nées de l’indiscipline des fanatiques”.

En insistant particulièrement sur le civisme économique et comportemental et en exhortant les publics à acheter massivement leurs billets et à respecter les structures de jeu, Eugène Kabongo rappelle que le soutien financier est le seul véritable oxygène des clubs et prône un football durable où l’argent sert au recrutement et à l’encadrement plutôt qu’au paiement de sanctions évitables.

Interrogé sur le spectre des sanctions en cas d’agression sur le corps arbitral, Eugène Kabongo a préféré jouer la carte de la pédagogie plutôt que celle de la menace, tout en restant inflexible sur les principes.

« J’espère sincèrement que nous n’en arriverons pas là », a-t-il confié avec l’assurance d’un aîné. « Nous ne sommes pas ici pour distribuer des sanctions par plaisir. Mais je crois fermement que si la discipline règne et que le respect mutuel s’installe, le championnat se terminera dans un calme olympien. Et si les équipes se comportent bien, le football sortira vainqueur ».

La réunion s’est achevée par un jeu de questions-réponses sans tabou, où chaque préoccupation des supporters a trouvé une oreille attentive et a permis de lever les dernières zones d’ombre. Pas de cris, pas de heurts, mais une ambiance sereine, presque familiale. Les représentants des comités de fans sont repartis avec une mission claire : porter la bonne parole dans les quartiers, aux marchés et partout ailleurs.

Le football à Kisangani s’apprête donc à écrire une nouvelle page, non pas avec des cris de colère, mais avec des chants de fraternité. Sous la houlette d’Eugène Kabongo, le football boyomais est prêt à prouver qu’il peut être aussi élégant dans les bureaux qu’efficace sur la pelouse.

Jerry Lombo


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