
Ce mercredi 11 février 2026, le Gouverneur de province, Paulin Lendongolia, a échangé officiellement avec le nouveau comité de la Ligue Provinciale de Tennis de la Tshopo. Un rendez-vous aux enjeux multiples : entre présentation des civilités et relance d’une discipline d’élite.
L’instant était empreint d’une solennité particulière. Autour de l’autorité provinciale, le Chef de Division des Sports assurait la garde technique de cet entretien crucial. Le nouveau comité, investi d’un mandat de quatre ans, ne venait pas seulement présenter ses civilités ; il venait offrir une vision.
C’est avec une élégance digne de la discipline qu’elle représente que la Présidente de la Ligue Provinciale de Tennis de la Tshopo, Georgette Mayenge Sitala, a pris la parole. Investie d’un mandat de quatre ans, elle a tenu à définir l’identité de son combat dès ses premiers mots devant le premier sportif de la province.
« Il y a quelques mois que je suis à la tête de la Ligue de tennis de la province de la Tshopo, discipline reconnue pour sa noblesse, ses valeurs d’excellence, de rigueur et de fair play. Nous sommes engagés à œuvrer avec détermination pour son développement et son rayonnement dans notre province », a-t-elle déclaré avec conviction.

Consciente que le sport est un levier de transformation sociale, elle a sollicité l’accompagnement institutionnel de l’autorité provinciale, concluant par un vibrant hommage au slogan cher au Gouverneur : « Comme vous le dites si souvent, “Tosha boka upate maisha”. Gouverneur, je vous renouvelle l’expression de mon profond respect ».
En réponse, le Gouverneur Paulin Lendongolia a fait preuve d’une franchise paternelle, abordant sans détour les zones d’ombre qui tentaient d’entourer l’élection de ce nouveau comité. Tout en mentionnant l’existence de documents d’opposition traités par son vice-gouverneur, il a tenu à clarifier sa position de régulateur impartial.
« Je suis là pour réguler tous les services de l’État en province. Je ne suis pas là pour régler des comptes à qui que ce soit. Je ne suis pas là pour le clientélisme, le mutualisme, le clanisme et le régionalisme. Je suis là pour protéger les intérêts de la nation », a martelé le Gouverneur.
Saluant la présence du Chef de division en tant que conseiller technique, il a balayé les spéculations pour appeler à une productivité immédiate : « Ce qui s’est passé, reste au passé. Moi, je dirais, pendant ce temps, continuez à travailler. On ne peut pas gaspiller le temps pour les spéculations. Nous avons besoin d’un résultat. Et non des oppositions, des batailles, qui ne paient à rien ».
Si le Gouverneur prône le résultat, Georgette Mayenge Sitala en est déjà l’incarnation. En un temps record, elle a réussi à briser une léthargie de plus de cinq ans. À son actif, on compte déjà :
– La réhabilitation complète de deux terrains de tennis.
– La remise à neuf de la tribune et la restauration de l’éclairage, permettant des matchs nocturnes.
– Une dimension sociale forte avec la prise en charge des enfants de la rue.
– L’instauration d’une journée porte ouverte chaque samedi pour initier les Boyomais à l’importance du tennis.
– Le renouveau du partenariat stratégique entre la Ligue Provinciale de Tennis et la société Bralima.

L’entretien s’est achevé dans une ambiance bon enfant, mais avec un cap clair vers l’avenir. Le comité ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Déjà, les athlètes de la Ligue Provinciale de Tennis affûtent leurs raquettes. Ils se préparent activement pour se rendre à Lubumbashi, où ils défendront les couleurs de la Tshopo lors du championnat national.
Sous l’impulsion de Paulin Lendongolia et le leadership dynamique de Georgette Mayenge, le tennis à Kisangani n’est plus seulement une distraction, c’est une institution qui renaît de ses cendres, prête à conquérir les sommets du podium national.
Jerry Lombo
