
L’heure est à la confrontation ouverte au sein de la famille politique du Chef de l’État dans la province de la Tshopo. Ce vendredi 23 janvier 2026, l’Union Sacrée de la Nation (USN-Tshopo) a brisé le silence pour dénoncer ce qu’elle qualifie de manœuvre de déstabilisation orchestrée par le Gouverneur Paulin Lendongolia.
Réunis en urgence sous la présidence de Trésor Baita, Secrétaire Exécutif Provincial, les leaders de la coalition présidentielle ont exprimé leur indignation face à la création d’une nouvelle commission « ad hoc » chargée d’identifier les mandataires des partis membres dans la province de la Tshopo. Une décision qui, selon eux, sème le chaos plutôt que l’unité.

C’est par la voix de son porte-parole, Jean Paul Boitaka, que l’USN-Tshopo a fustigé l’incohérence du chef de l’exécutif provincial. Le grief est clair : le Gouverneur aurait ignoré les travaux d’une première commission qu’il avait lui-même mise en place lors d’une réunion à sa résidence officielle.
« Comment le gouverneur, qui se prétend servir le Chef de l’État, peut-il handicaper le bon fonctionnement de la plateforme du Chef de l’État en province ? » s’est interrogée l’USN-Tshopo dans ladite déclaration.

La déclaration politique, lue avec une fermeté non dissimulée, pointe deux problèmes majeurs qui rendent cette nouvelle commission « illégitime » aux yeux des sociétaires de l’Union Sacrée :
– Le rapport fantôme : Le rapport de la première commission, pourtant dûment constituée, resterait délibérément « en souffrance » dans les tiroirs du gouvernorat.
– L’usurpation de qualité : L’USN-Tshopo récuse la composition de la nouvelle équipe, affirmant qu’elle est constituée de membres n’ayant pas la qualité de présidents fédéraux, bafouant ainsi la hiérarchie naturelle des partis politiques.
Face à ce qu’ils décrivent comme un « naufrage » imminent de la vision du Chef de l’État dans la Tshopo, les présidents fédéraux et chefs de partis politiques n’ont plus qu’un seul recours : l’arbitrage du sommet.
L’Union Sacrée provinciale appelle officiellement Félix-Antoine Tshisekedi, Haute Autorité de Référence de la plateforme, à s’impliquer personnellement pour siffler la fin de la récréation et restaurer l’ordre institutionnel entre le gouvernorat et les forces politiques qui le soutiennent.

En rejetant « avec la dernière énergie » cette commission ad hoc, l’USN-Tshopo place Paulin Lendongolia dans une position délicate : celle d’un gouverneur contesté par sa propre base politique.
Reste à savoir si Kinshasa entendra le cri de détresse des présidents fédéraux des partis politiques membres de l’USN-Tshopo afin de sauver la plateforme du Chef de l’État du naufrage.
Jerry Lombo
