
L’heure des comptes a-t-elle sonné pour la gestion des ressources minières en province de l’Ituri ? C’est en tout cas le vœu ardent de Josué Ukelo, figure montante de l’UDPS/Djugu. Ce jeudi 22 janvier 2026, l’acteur politique a jeté un véritable pavé dans la mare en exigeant une enquête judiciaire rigoureuse et une investigation médiatique d’envergure sur le passage de Saidi Munyanya à la tête de la Division provinciale des Mines.
C’est une sortie médiatique qui ne manquera pas de faire trembler les couloirs de l’administration minière. Pour Josué Ukelo, le bilan des trois (ou quatre) dernières années sous l’ère Saidi Munyanya est loin d’être reluisant. Au contraire, il le qualifie de « désastreux » pour les finances publiques et le patrimoine naturel de la province.
« Ma préoccupation est que la justice congolaise tourne son regard sur la gestion de Saidi Munyanya. Il aurait causé des torts immenses à la République avec une gestion chaotique », a déclaré le cadre de l’UDPS lors de son interview.
Selon lui, les preuves de malversations seraient « énormes » et dépasseraient largement les simples rumeurs de couloir. L’acteur politique appelle à une prise de conscience collective pour que la lumière soit faite sur les zones d’ombre de cette période.
Loin de se contenter d’une plainte administrative, Josué Ukelo mise sur la transparence médiatique. Il invite la presse indépendante à sortir des bureaux pour constater l’ampleur des dégâts sur toute l’étendue de la province de l’Ituri.
L’objectif ? Palper du doigt la réalité des sites miniers.
– Destruction de l’environnement : Des écosystèmes sacrifiés sans réhabilitation.
– Coulage des recettes : Des taxes qui, au lieu de renflouer les caisses du Trésor public, auraient pris la direction de poches privées.
– Pillage organisé : Une exploitation au profit d’intérêts personnels au détriment du développement communautaire.
« L’Ituri a beaucoup perdu. Une personne a tout pillé pour son intérêt personnel », a-t-il martelé avec amertume, soulignant que sans « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », l’État continuera de s’appauvrir pendant que ses richesses s’évaporent.
L’urgence d’un changement constructifCette sortie intervient dans un contexte de transition, alors que l’intérim de la Division provinciale des Mines est actuellement assuré par Abedi Félix. Pour Josué Ukelo, ce changement de tête doit s’accompagner d’une rupture totale avec les pratiques du passé.
Le message porté par ce cadre du parti présidentiel est clair : l’Ituri ne peut plus se permettre de voir ses ressources minières, véritable poumon économique de la région, être gérées dans l’opacité. Il plaide pour un « changement radical » afin de restaurer l’autorité de l’État et de garantir que les revenus miniers servent enfin à la construction des routes, des écoles et des hôpitaux pour les populations de Djugu et d’ailleurs.
Le dossier est désormais entre les mains de l’opinion publique et, potentiellement, de la justice. Saidi Munyanya sortira-t-il du silence pour répondre à ces graves accusations ? La suite des investigations nous le dira.
Rédaction.
