
Pour son entrée en lice dans la 8e édition de la Linafoot-Ligue 2|Zone Est A, le Tout Solide Malekesa a non seulement empoché les trois points, mais a surtout rallumé la flamme de l’espoir dans le cœur de ses milliers de sympathisants.
Après une campagne 2024-2025 morose du côté de Bunia, où les résultats n’avaient pas été à la hauteur du prestige du club, les « Chinois Boyomais » retrouvaient leur antre mythique du Stade Lumumba. L’enjeu était clair : briser la spirale du doute et reconquérir un public exigeant.
Face à une équipe de l’AS Nouvelle Espérance accrocheuse, Malekesa a dû puiser dans ses ressources. Au terme d’un combat intense de 90 minutes, les locaux l’ont emporté sur le score minimaliste mais salvateur de 1-0. Un score étriqué, certes, mais suffisant pour déclencher une véritable scène de liesse populaire dès le coup de sifflet final.


Au-delà de la pelouse, c’est une silhouette familière qui a captivé l’attention des tribunes. Jacques Mandiongwe, l’ancien premier vice-président du club, effectuait sa première apparition publique depuis sa démission.
Sa présence n’était pas passée inaperçue, mais c’est son attitude après-match qui a marqué les esprits. Loin des rancœurs ou des clivages passés, Mandiongwe s’est fondu dans la foule des supporters en délire avant de rejoindre le cœur de l’action. « Le TS Malekesa est au-dessus de nos personnes. Aujourd’hui, seule la victoire du club compte », semblait dire sa présence fraternelle aux côtés de Soleil Mosindo, l’actuel 1er vice-président du club.

Prenant la parole devant une foule compacte et des joueurs et supporters galvanisés, Jacques Mandiongwe a déclaré : « Malekesa est une famille. Anciens comme nouveaux dirigeants, supporters de la première heure comme nouveaux sympathisants, nous ne formons qu’un seul bloc. Cette victoire est celle de la cohésion ».
En exhortant les fanatiques à la solidarité et en demandant un engagement total derrière l’actuel comité, il a agi en véritable homme d’État du football, plaçant l’intérêt supérieur du club au-dessus des ego. Son appel à l’unité est un signal fort envoyé à tous les adversaires de la Zone Est A : le géant boyomais est de nouveau debout, et il est uni.
Pour joindre l’acte à la parole, l’ancien dirigeant ne s’est pas contenté de mots. En guise d’encouragement et pour saluer la bravoure des athlètes sur le terrain, il a remis une prime de motivation aux joueurs. Un geste qui prouve que, malgré son retrait officiel de l’exécutif de l’équipe, son sang bat toujours au rythme du TS Malekesa.

Ce succès inaugural place idéalement les Boyomais dans cette Zone Est A. Si le chemin est encore long, la communion retrouvée entre le public, les anciens dirigeants et l’actuel comité présage une saison bien différente de la précédente. Le TS Malekesa n’a pas seulement gagné un match ; il a retrouvé son âme.
Jerry Lombo
