
Au cœur de la capitale congolaise, là où battent le pouls des grandes réformes nationales, la province de la Tshopo a fait entendre sa voix. François Maindi, Secrétaire Provincial de l’ONG Young Men Action for Education (YMAE RDC), a porté avec une éloquence rare les aspirations d’une province en pleine mutation. Lors du séminaire annuel de l’éducation où il représente la province de la Tshopo, François Maindi, a dressé un état des lieux sans concession, mais porteur d’une espérance concrète : celle d’une éducation qui ne se contente plus d’instruire, mais qui forge des citoyens.
Réunissant les délégués des 26 provinces de la République Démocratique du Congo, le séminaire annuel organisé par l’ONG YMAE RDC n’est pas qu’une simple rencontre administrative. C’est le sanctuaire où se dessine le futur du capital humain congolais. Dans ce cadre solennel, François Maindi ne s’est pas présenté uniquement comme un expert, mais comme le porteur du souffle nouveau qui anime la province de la Tshopo sous l’impulsion du Gouverneur Paulin Lendongolia.
Dès l’entame de son discours, François Maindi a posé les jalons d’une philosophie claire : l’éducation est le socle de la souveraineté. En saluant le leadership du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, il a souligné que la Tshopo s’est alignée sur une dynamique de redressement. « L’éducation sans citoyenneté produit des élites sans conscience », a-t-il martelé, rappelant que l’école doit redevenir le lieu de la morale et de la responsabilité.
Le tableau brossé par Maindi n’était pas fait de vaines promesses, mais de réalisations tangibles. Pour que l’éducation soit de qualité, la supervision doit être effective. Le gouvernement provincial l’a compris en dotant les cadres de l’éducation nationale (Inspecteurs chef de pool, Sous-PROVED) de moyens de mobilité.Plus de 30 motos ont été remises pour briser l’enclavement des zones rurales. Résultat : Une présence de l’État réaffirmée dans les tréfonds de la province et une lutte acharnée contre les dérives administratives.

L’un des moments forts de son intervention a porté sur le Programme de Développement Local des 145 Territoires. Dans la Tshopo, ce programme change la géographie de l’espoir. Les écoles en matériaux durables remplacent les abris de fortune, réduisant les distances parcourues par les enfants et rendant aux parents leur dignité.
Toutefois, François Maindi n’a pas manqué de fermeté : il a lancé un appel patriotique aux entreprises prestataires pour qu’elles accélèrent les travaux. Pour la Tshopo, chaque jour de retard est une chance de moins pour un enfant de la brousse.
La lutte contre les anti-valeurs reste le cheval de bataille de l’YMAE. Maindi a rappelé le succès de la 8ᵉ édition de la campagne « École eza mombongo te » (L’école n’est pas un commerce), lancée par le Secrétaire Général Serge Bondedi Eleyi.En dénonçant le monnayage de l’enseignement et en promouvant la gratuité, la Tshopo s’érige en modèle de transparence. À cela s’ajoute le projet PROFIFED, qui sensibilise plus de 1 000 élèves à Kisangani sur : Le leadership citoyen , la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) , le respect des droits de l’enfant.

François Maindi a transcendé le simple rapport de province pour formuler un plaidoyer de haute portée. La Tshopo ne tend pas la main pour recevoir une aumône, mais pour proposer un partenariat de responsabilité.
L’appel est lancé au Gouvernement central et aux partenaires internationaux : il faut investir massivement dans la condition enseignante et consolider les acquis du PDL-145.En
En quittant le pupitre, François Maindi a laissé une certitude dans l’esprit de l’assistance : dans la Tshopo, l’école est devenue le laboratoire d’une nouvelle citoyenneté. Une jeunesse instruite, disciplinée et patriotique est en marche.
Jerry Lombo
