
En ce mercredi 14 janvier 2026, l’enceinte austère de la Prison Centrale de Kisangani a vu s’entrouvrir une fenêtre d’humanité. Loin des discours creux, la Fondation Aimé Teza est passée aux actes en offrant un don massif de médicaments, marquant ainsi un tournant dans la prise en charge sanitaire des détenus. Un geste « sans précédent » qui résonne comme un cri de solidarité au cœur de la province de la Tshopo.
Le philanthrope Aimé Teza l’avait promis, il l’a fait. Dans un contexte où les milieux carcéraux de la République Démocratique du Congo font face à des défis logistiques et sanitaires majeurs, l’arrivée de ce lot important de produits pharmaceutiques est perçue comme un véritable miracle de début d’année.
La cérémonie de remise, empreinte de solennité, a vu la délégation de la Fondation conduite par son vice-président national Pitchou Bolola, accompagné de Mohamed Yousuf (Assistant du philanthrope) et des deux coordonnateurs provinciaux remettre officiellement ces précieux cartons au Directeur de la prison.

Prenant la parole avec une émotion non feinte, Jean-René Okondia, Directeur de la Prison Centrale de Kisangani, n’a pas tari d’éloges envers le donateur : « Nous sommes ravis. Au nom du personnel ainsi que des détenus, je dis merci à la Fondation Aimé Teza qui a songé à nous. Le philanthrope avait promis et il a réalisé. Aujourd’hui, la prison est servie en produits pharmaceutiques. C’est la première fois et je suis convaincu que ce ne sera pas la dernière ».
Le Directeur a profité de l’occasion pour rappeler la dure réalité des centres pénitentiaires nationaux : « Vous savez, les prisons de la République traversent des moments difficiles. Ce n’est pas seulement ici. Mais aujourd’hui, Kisangani vient de bénéficier d’un lot qui va réellement nous aider à sauver des vies ».
Pour le Médecin en chef de la prison, ce don ne pouvait mieux tomber. Avec une population carcérale en constante croissance, ces intrants médicaux arrivent « à point nommé » pour répondre aux besoins urgents des hommes et des femmes privés de liberté, dont le droit à la santé reste une priorité constitutionnelle.
De son côté, Jean-Baptiste Anangi, le « Général » des prisonniers, a tenu à joindre sa voix à celle des officiels pour exprimer la gratitude de ses pairs : « Merci à Aimé Teza pour ce geste à l’égard des prisonniers. Que Dieu vous bénisse et que ce ne soit pas le premier et le dernier geste ».

La Fondation Aimé Teza ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Après avoir pansé les plaies physiques avec des médicaments, elle entend s’attaquer à la faim et aux conditions de vie. L’organisation a déjà annoncé que de futures descentes sont prévues pour distribuer des vivres et des produits non alimentaires, avec un seul objectif : redonner le sourire à ceux que la société oublie souvent.
À travers cette action, Aimé Teza s’impose plus que jamais comme une figure de proue de la philanthropie dans la province de la Tshopo, prouvant qu’entre les murs d’une prison, la solidarité peut encore briser les barreaux de l’indifférence.
Jerry Lombo
