
À la chambre haute du Parlement, le ton est monté d’un cran ce mercredi 17 décembre 2025. Face au Ministre des Ressources Hydrauliques et Électricité, Aimé Molendo Sakombi , le Sénateur Jean Bamanisa Saidi a troqué son calme habituel pour une critique acerbe et rigoureuse. Entre chiffres chocs et déception patriotique, Jean Bamanisa a dénoncé une gestion qu’il juge archaïque, budgétivore et déconnectée des réalités de terrain.
Lors du débat sur la politique énergétique nationale, l’honorable Jean Bamanisa Saidi n’a pas caché son agacement. Pour l’élu de la Tshopo, le discours servi par le Ministre Aimé Molendo Sakombi n’est qu’un écho lointain de promesses entendues depuis des décennies. « Entendre pour la énième fois les mêmes théories sans résultats concrets est un regret profond », a laissé entendre le Sénateur. Là où le pays attend de l’innovation et de l’électrification massive, le gouvernement semble s’embourber dans des solutions provisoires qui durent de trop longtemps.
C’est sur le terrain du pragmatisme économique que Jean Bamanisa Saidi a porté l’estocade la plus sévère. Chiffres à l’appui, il a pointé du doigt une aberration financière qui frise l’irrationalité managériale, déroulée à Kisangani :
– L’investissement gouvernemental : L’achat de deux groupes électrogènes d’une capacité de 4 MW (mais ne produisant que 3 MW pour la somme colossale de 8 millions de dollars.
– Le gouffre opérationnel : Une consommation mensuelle de carburant estimée à 350 000 dollars, soit une hémorragie financière perpétuelle pour les caisses de l’État.
– Le comparatif qui fâche : Jean Bamanisa a rappelé avec précision qu’une tribune neuve de 12 MW (énergie propre et durable) coûte environ 10 millions de dollars.
Pour le Sénateur, le calcul est vite fait : le gouvernement préfère dépenser des millions dans le “saupoudrage éphémère » plutôt que d’investir dans des infrastructures pérennes. Une stratégie qu’il qualifie de contre-courant total face aux orientations du Chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Jean Bamanisa Saidi a fustigé avec force cette culture de la « réparation éternelle ». Pour lui, ces interventions mécaniques à répétition ne sont que de la poudre aux yeux, une distraction coûteuse qui empêche d’aborder la solution définitive : la modernisation structurelle du parc énergétique. « On ne répare pas l’avenir avec des rustines », semble dire le Sénateur, qui exige désormais du Ministre des mécanismes clairs pour réparer les préjudices causés par ces décisions inefficaces.
En digne porte-parole de la Tshopo, Jean Bamanisa Saidi a rappelé que l’accès à l’électricité n’est pas un luxe, mais un droit moteur du développement. Sa sortie au Sénat résonne comme un appel à la rupture avec l’amateurisme technique.
L’heure n’est plus aux discours, mais à l’ingénierie sérieuse. Le message est clair : la République ne peut plus se permettre de payer le prix fort pour de l’obscurité programmée et Jean Bamanisa Saidi refuse de voir Kisangani sacrifiée sur l’autel du bricolage énergétique.
L’intervention du Sénateur Jean Bamanisa Saidi n’était pas qu’une simple sortie parlementaire, mais un véritable cri de ralliement pour une gouvernance rationnelle. En mettant le Ministre face à l’absurdité de solutions coûteuses et éphémères, JBS rappelle que le développement de la RDC ne passera plus par des pansements sur des plaies ouvertes, mais par des investissements structurels et courageux. Désormais, le regard de la nation est tourné vers le banc du gouvernement : la distraction a assez duré, place à l’énergie de la reconstruction.
Sa sortie magistrale sonne comme un avertissement : Jean Bamanisa Saïdi ne tolérera plus que l’obscurité soit financée au prix de l’excellence. Le rideau tombe sur ce débat, mais le combat du sénateur Jean Bamanisa pour une lumière durable, lui, ne fait que commencer.
Jerry Lombo
