Kisangani|Travaux de la Voirie Urbaine : Le BCECO réfute la suspension du ministre des ITPR et garantit la continuité des travaux

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La décision du ministre provincial des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction (ITPR), l’ingénieur Héritier Likaka, de suspendre temporairement les travaux de voirie urbaine à Kisangani, imputant un travail “bâclé et ne respectant pas les normes” aux entreprises Safrimex et ZS, a provoqué une riposte immédiate et catégorique du Bureau Central de Coordination (BCECO).

Trésor Botamba, Chef d’Antenne du BCECO dans la Tshopo, après avoir effectué sa propre descente sur les chantiers concernés ce mercredi 22 octobre 2025, a fermement réfuté la légitimité et la procédure de cette suspension, insistant sur le fait que les entreprises engagées doivent poursuivre leur labeur.

Le Chef d’Antenne du BCECO, a d’abord souligné un vice de forme majeur : « La BCECO n’est pas au courant de cette décision et ce n’est pas au ministre provincial des ITPR de prendre une telle décision ». Il a rappelé que ce projet d’infrastructures n’est pas sous la tutelle directe du gouvernement provincial, mais relève d’un « projet présidentiel », financé par le gouvernement central. Un protocole d’accord lie le BCECO (représentant le pouvoir central) au gouvernement provincial, qui agit ici comme simple bénéficiaire.

Le chef d’antenne a insisté sur la chaîne de commandement : si le gouvernement provincial désire des informations, il doit passer par son point focal désigné. Au-delà de cela, le BCECO travaille avec ses propres missions de surveillance et de contrôle. Ce n’est qu’après examen de leurs propositions que le BCECO pourrait envisager des actions, y compris la convocation des parties pour échanger sur les prescriptions techniques.

Concernant l’accusation des travaux “bâclés” ou de “mauvaise qualité”, Trésor. Botamba a exigé une base factuelle : « Pour juger qu’un travail ou des travaux sont bâclés, il faut d’abord avoir un cahier de restrictions techniques pour savoir qu’à tel endroit on devrait faire ça, on ne l’a pas fait ». Sans cette référence technique, l’affirmation du ministre est jugée hâtive et potentiellement motivée par des considérations populistes.

À l’inverse, après sa propre visite sur terrain, le patron du BCECO dans la Tshopo s’est dit « satisfait » jusque-là de l’évolution des travaux, reconnaissant que les travaux techniques nécessitent des ajustements.

L’autre point de friction majeur réside dans la manière dont le ministre provincial aurait géré la situation. Trésor Botamba a révélé que le ministre aurait convoqué directement les entreprises pour une réunion, ce qui constitue une « violation de la procédure ».

Il a clarifié : « Le gouvernement provincial n’a pas signé un contrat avec les entreprises. C’est la BCECO qui avait signé le contrat avec les entreprises. Et ces entreprises-là, doivent rendre compte au BCECO, directement ». Toute convocation ou instruction doit passer par le BCECO, garant de l’exécution contractuelle.

En somme, le BCECO maintient que, tant que le processus formel de pré-réception technique, réception provisoire et définitive n’est pas enclenché et que le BCECO n’a pas ordonné la suspension, les entreprises Safrimex et ZS sont tenues de continuer leurs travaux sous la supervision de l’agence nationale.

Jerry Lombo


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